Haïti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’essentiel à connaître …

 

Haïti est un pays des Grandes Antilles, qui occupe la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, commune à la République Dominicaine. S’y ajoutent quelques îles et archipels.

 

Il couvre 27 000 km2, pour moins de 10 millions d’habitants

 

Les langues officielles sont le créole haïtien et le français.

 

Sa monnaie est la gourde.

 

 

La géographie d’Haïti

 

Le relief d’Haïti est très montagneux (point culminant : Pic la Selle avec  2680 m) : deux bandes de montagnes, au nord et au sud, sont séparées par la plaine du Cul de Sac et bordées par des plaines côtières et des vallées.

 

On trouve encore quelques zones boisées, malgré la déforestation intensive du pays.

 

La zone où est situé Haïti est très active sismiquement, avec 2 plaques tectoniques distinctes. Le dernier tremblement de terre, en 2010, a ravagé le pays, fait 200 000 morts et des millions de sans-abris.

 

Le climat d’Haïti est tropical, avec de fortes pluies (d’avril à juin et en octobre-novembre) et des ouragans (de juin à novembre). En septembre 2004, l’ouragan Jeanne a fait 1200 morts et 1200 disparus.

 

 

   Port-au-Prince après le séisme

 

 

 

                  Palais présidentiel en ruines

 

 

 

L’histoire d’Haïti

 

C’est en 1492 que Christophe Colomb découvre Haïti, île peuplée d’Arawaks, Caraïbes et Taïnos.

 

Les Espagnols exploitent l’or. La population indigène étant rapidement  exterminée (maladies, dénutrition, mauvais traitement), ils font venir des esclaves d’Afrique.

 

Les Français occupent la partie ouest de l’île, dépourvue de minerai, y plantent du tabac et y sédentarisent des flibustiers.

 

Suite à la crise du tabac, Colbert implante la canne à sucre et l’indigo.

 

En 1697, la France officialise le nom de Saint-Domingue pour cette partie occidentale de l’île Hispaniola, sur laquelle les Espagnols abandonnent toute revendication.

 

La révolte des esclaves, en 1793 (juste après la Révolution française) entraîne l’abolition de l’esclavage.

 

L'’indépendance est proclamée en 1804 après l’assassinat de Dessalines en 1806 et la division du pays en deux; la réunification a lieu en 1822.

 

En 1825, le roi de France, Charles X, reconnaît, par ordonnance, l’indépendance du pays.

 

En 1844, la partie orientale de l’île prend son indépendance sous le nom de République dominicaine.

 

L’instabilité durera de 1847 à 1957 avec, tour à tour, des coups d’Etat, une transformation en Empire, l’occupation américaine (de 1915 à 1934),…

 

François Duvalier « Papa Doc » est élu Président en 1957. Il assied son pouvoir personnel sur la délation ; ses partisans, les « tontons macoutes », sèment la terreur et exécutent les opposants, entraînant un exil massif vers les USA et le Canada. En 1986, son fils « Baby Doc », qui lui a succédé, est contraint de quitter le pays.

 

Vainqueur des élections, Jean-Bertrand Aristide devient Président en 1991, mais doit rapidement s’exiler, suite à un coup d’Etat.

 

En 1994, il est rétabli au pouvoir par l’administration Clinton, jusqu’en 1996. Il revient pour un nouveau mandat de 2001 à 2004, mais doit quitter le pays avec un commando des forces spéciales américaines.

 

René  Préval, qui a été Président de 1996 à 2001, revient, lui aussi, pour un 2° mandat de 2006 à 2011.

 

En mai 2011, c’est Michel Martelly qui s’installe à la Présidence de la République

 

 

     Papa Doc                          Baby Doc          

 

 

 

 

        JB Aristide                               Michel Martelly      

 

                               

                                   

L’organisation politique et administrative d’Haïti

 

Depuis 1804, Haïti a connu 22 constitutions successives, la dernière datant de 1987.

 

Le Président de la République est élu, au suffrage universel direct, pour 5 ans. Il ne peut exercer 2 mandats consécutifs, ni en exercer un troisième. Il assure le pouvoir exécutif.

 

Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : celle des députés et celle des sénateurs.

 

Tout Haïtien de plus de 18 ans est électeur.

 

Haïti compte 10 départements, divisés en arrondissements. L’Etat y est représenté par un délégué départemental.

 

Sa capitale est Port-au-Prince.

 

 

Le drapeau d’Haïti

 

 

 

 

Le drapeau d’Haïti  été inspiré par celui de la France (dont on a enlevé la couleur blanche).

 

Il est constitué de 2 bandes horizontales de même largeur : bleue en haut et rouge en bas.

 

Les 2 couleurs représentent l’union des noirs et des mulâtres.

 

Le palmier qui figure au centre des armes symbolise la liberté.

 

La devise « l’union fait la force » est inspirée par la cohésion des différentes composantes de la population pour la conquête et la défense de la liberté.

 

 

La population d’Haïti

 

La densité est élevée (353 habitants/km2).

 

44% des habitants sont des citadins.

 

La quasi-totalité de la population est de religion chrétienne.

 

Près de 85% de la population est d’ascendance africaine, le reste étant issu du métissage ou étant d’origine européenne.

 

En octobre 2010, a éclaté une épidémie de choléra qui, à mi-2012, avait fait 7000 morts et 540 000 cas de contagion.

               

 

L’éducation en Haïti

 

Le système éducatif est calqué sur le système français.

 

La moitié de la population est illettrée.

 

Bien que public et gratuit, 20% seulement de la population en âge d'être scolarisée suit les cours de l’enseignement en Haïti.

 

La plupart des établissements d’enseignement dépendent du secteur privé (Eglises et partenaires internationaux).

 

L’organisation du système éducatif est le suivant :

  • L’éducation infantile n’est pas obligatoire et concerne les enfants de 3 à 5 ans.
  • L’enseignement fondamental est obligatoire pour les enfants de 6 à 11 ans. Il comporte 3 cycles de 3 ans. Il touche les 2/3 de la population concernée, mais à peine 1/3 termine ses études primaires.
  • L’enseignement secondaire comprend 4 années d’études. Il touche environ 20% de la population concernée.
  • L’enseignement supérieur (universités, instituts techniques, …).

 

 

L’économie d’Haïti

 

L’économie d’Haïti est la plus pauvre de toute l’Amérique.

 

L’agriculture (essentiellement la petite agriculture vivrière) occupe 60% de la population, avec quelques cultures spéculatives (café, coton, sisal).

 

Haïti n’a plus de minerai.

 

Le chômage touche plus 70 % de la population active.¨

 

La contrebande reste une activité lucrative et le tourisme est très peu développé.

 



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